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Contraquerencia

« En refoulant son refuge, il gagnait le terrain du drame et celui de la fête. Cinq fois. Cinq batailles. Cinq crescendos sous la musique pendant que le public encensait son héroïsme d’instinct qu’il n’osait pas rêver d’incarner. »

Après A Fleur d’épée, une épopée poétique et taurine par-delà les frontières du rêve, l’auteur livre ici un chapelet de neuf textes. Son regard singulier y scrute la corrida, son milieu, ses artistes, ses histoires, un coup de corne, un enfant découvrant l’arène, un spectateur déboussolé, des areneros, des taureaux, des toreros et autres substances littéraires qui s’entrelacent dans la fresque des temporadas.

En cadençant ses lumières brèves, Contraquerencia éclaire les pans tauromachiques du monde puis, pour s’éteindre sur une musique intime, sonde l’écho du combat dans l’acte même d’écrire. Un livre à ne surtout pas manquer. 

A découvrir

Littérature, entretiens, récits de voyages...

Dernières publications

Contraquerencia, chronique d'un lancement

Partir à l’opposé. Pour un Nîmois : quitter Nîmes le vendredi soir, juste après la première corrida de Pentecôte, et rejoindre Vic dans la nuit. Lancer la vente d’un nouveau livre sans l’avoir annoncé. Pourquoi ? Parce que le monde matérialise ce qui a d’abord vu le jour sous forme dématérialisée. Parce que d’ordinaire, l’inespace du web crée, par effet d’annonce, l’évènement qui doit ensuite remuer sur l’espace véritable.

Nicoleta

Le succès vif d’un regard. L’obscurité dans les phares. De ces ponts en voûtes où s’écrase le bruit d’un train, j’ai le souvenir des petits matins noirs, de retour du boulot dans la nuit, quand mon chauffage léchait la vitre et que pour ternir les guirlandes pendues aux torpeurs de la ville, ma buée comme un trouble bafouait les feux rouges. Nicoleta travaillait à Nîmes, près d’un platane, aux vents des annonces

Romica Puceanu. L'évasion racinaire.

Le train avait marqué l’arrêt dans le silence. La campagne s’évaporait. Par la fenêtre ouverte, je fermais les yeux dans le soleil. Je quêtais le moindre chant d’oiseau mais la plaine, invisible à force de mimer son néant, s’évertuait à ne rien dire. Quid de l’est. Le nord était sûrement là-bas. L’ouest ailleurs. Le sud flottait peut-être à l’opposée de quelque chose, perdu dans cette masse uniforme qui désorientait l’idée bigarrée qu’on se fait du champêtre.

A Fleur d'épée

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Un narrateur bouillonnant, un petit matin d’été, le départ d’un train et des rêves d’Espagne. Ainsi débute le voyage. A Fleur d’épée n’est ni un essai, ni un roman, c’est du vécu. Le récit poétique de l’épopée succombe à l’amour taurin, la prose fulgure, le temps ébruite un espace bousculé. Nîmes, Céret, Port-Bou, Barcelone, Valencia, les villes s'enchaînent, les souvenirs s'épluchent, les taureaux et les toreros défilent. Il suffit de lire, on se fait emporter.

"Un récit passionnel et électrique au pays des toros"

Jacques Durand, La Page Taurine.

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